CRISE DIPLOMATIQUE DANS LE MOYEN ORIENT

07/06/2017 14:34
Il n'en a pas fallu longtemps avant que tous les pays du Golf et quelques pays du Maghreb pour rompre tous les relations diplomatiques et  commerciales avec le Qatar. C'est une énorme crise qui se déroule dans le Moyen Orient en cette période à l'approche de l'été, l'Arabie Saoudite et ses alliés y compris l'Egypte ainsi que les Emirats Arabes Unis reprochent au Qatar de financer le terrorisme (raison officielle des médias mais ne peut être qu'un pretexte) et a été par la suite exclu de la coalition militaire qui intervient au Yemen. Ils veulent notamment obliger le Qatar a "rentrer dans le rang" et a ne plus jouer en solo comme ce dernier le fait depuis 1971, date de son indépendance.
 
 
 
 
Comment cette crise diplomatique a commencé 
 
Benjamin Barthe, correspondant régional pour le journal Le Monde nous apprend qu'il y a déjà eu un précédent en 2014 où l'Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis avaient rappelé leur ambassadeur au Qatar pendant 8 mois. La crise actuelle a commencé il y a 2 semaines après le sommet de Ryad du 21 mai durant lequel le président Trump a appelé les pays arabos-musulmans a faire front contre l'Iran et l'Etat islamique.
 
Il y a aussi des propos contradictoires qui sont à l'origine de la crise actuelle. Les pays voisins du Qatar accusent son emir d'avoir critiqué le raidissement anti-Iran de Trump et de ses voisins alors que Doha affirme ne jamais avoir déclaré ces propos et soutient que ces derniers ont été fabriqués. Ryad et Abu Dhabi disent le contraire et c'est ainsi que la crise a débuté.
 
A l'heure d'aujourd'hui, le Qatar se retrouve isolé, la Jordanie, le Maroc et même les Maldives ainsi que la pluplart des pays voisins se détournent de Doha en rompant les liens, notamment en suspendant les nombreux vols. 
 
De plus, il se pourrait que des fake news seraient à l'origine de ce boycott d'une grande ampleur et aux conséquences économiques lourdes pour le Qatar, une enquête a été lancé par le FBI afin de savoir si des hackers russes n'ont pas piratés l'agence de presse officielle dans l'objectif de déclencher un incident diplomatique majeure entre Doha et ses voisins du Golf.
 
Affaire à suivre